La biodiversité

La biodiversité : de quoi s’agit-il ?

Le mot biodiversité est la contraction de biologique et diversité. Elle est le produit de la longue et lente évolution du monde vivant sur la planète. Elle recouvre l’ensemble des milieux naturels et des formes de vie ainsi que toutes les relations et interactions qui existent d’une part entre les organismes vivants eux-mêmes, d’autre part entre ces organismes et leurs milieux de vie.

Un patrimoine naturel d’une grande richesse

La Vendée est, sur le plan du patrimoine naturel, l’un des départements les plus riches de la région des Pays de la Loire. En effet, près de 2 200 plantes sont actuellement recensées en Vendée. Le département possède également plus des 2/3 des plantes rares et menacées de la région et près de 60% des plantes protégées de la région.

Cette richesse est étroitement liée à la diversité des habitats.

Zoom sur quelques espèces remarquables

Le ciste hérissé (Cistus psilosepalus)

Espèce du littoral.

La Vendée accueille actuellement la totalité des populations régionales de cette espèce en danger de disparition : la ciste à feuilles desange, l’oseille tête de bœuf et l’épipactis des dunes.

L’Euphorbe des marais (Euphorbia palustris)

Espèce du marais.

Cette plante des mégaphorbiaies en lisières de zones boisées, très rare en Pays de Loire et présente uniquement en Vendée, était en régression très nette dans le Marais Poitevin, selon Dupont (2001). Ce déclin, probablement lié à la raréfaction de ses milieux de prédilection, semble se poursuivre actuellement, la plante ayant été notée dans moins de 10 localités au cours de ces dernières années. Cette plante est vulnérable dans la région.

L’ Adénocarpe à feuilles pliées (Adenocarpus complicatus) 

Espèce du bocage.

La plante indigène dans la région est la subsp. parviflorus, endémique franco-ibérique. Cette plante vulnérable dans la région a toujours été très rare. Les seules populations «naturelles» connues actuellement sont situées en limite Vendée/Maine-et-Loire aux environs de la Verrie et de la Tardière.

La Fumeterre à petites fleurs (Fumaria parviflora)

Espèce de la plaine.

Cette plante messicole a subi une très forte régression régionale historique et se trouve en danger critique d’extinction. Disparue depuis longtemps de Sarthe et de Mayenne, cette fumeterre est devenue extrêmement rare en Vendée.

Mieux connaître le patrimoine naturel pour mieux le protéger

La connaissance de la biodiversité est un enjeu majeur. De sa qualité dépend la compréhension des phénomènes et des évolutions et donc l’efficacité des actions mises en œuvre en faveur de la biodiversité. Le travail de collecte de données sur les espèces et les habitats est une tâche continue qui s’appuie sur de nombreux programmes.

A titre d’exemple, le Conseil Départemental met progressivement en place des partenariats avec des experts sur la faune et la flore afin d’améliorer puis partager la connaissance du patrimoine naturel vendéen.

Ainsi, en 2016, 20 plantes qui n’avaient jamais été recensées en Vendée, ont été observées par le Conservatoire National Botanique de Brest (CBNB) grâce à des prospections sur les sites des Espaces Naturels Sensibles (ENS).

Parmi celles-ci :

  • le cresson à petites feuilles, espèce de milieux humides oligotrophes, méconnue mais probablement rare en Pays de la Loire, a été découverte sur la Réserve Biologique de Nalliers/Mouzeuil.
  • le pâturin des marais, plante classée vulnérable sur la liste rouge UICN des plantes menacées en Pays de la Loire et observée pour la première fois de façon certaine en Vendée dans les marais de Doix-les-Fontaines.

Un patrimoine naturel menacé notamment par les espèces invasives

La biodiversité à l’échelle mondiale est en recul. Alors qu’il est désormais établi que le réchauffement climatique en est la principale cause, la présence d’espèces invasives prolonge cet état de fait.

Une espèce exotique envahissante ou invasive est une espèce (animale ou végétale) dont l’introduction par l’homme (volontaire ou fortuite) sur un territoire menace les écosystèmes, les habitats ou les espèces indigènes avec des conséquences écologiques, économiques et sanitaires négatives.

Le danger de ce type d’espèce est qu’elle accapare une part trop importante des ressources dont les espèces indigènes ont besoin pour survivre, ou qu’elle se nourrisse directement des espèces indigènes.

Les espèces exotiques envahissantes sont aujourd’hui considérées comme l’une des plus grande menace pour la biodiversité.

Zoom sur quelques espèces invasives

L'écrevisse de Louisiane

Originaire d'Amérique du Nord, cette écrevisse est considérée aujourd'hui comme l'une des espèces invasives les plus préoccupantes.

Les rongeurs aquatiques nuisibles : ragondin et rat musqué

Rongeurs originaires d’Amérique du Sud, ces espèces furent introduites en France dès la fin du 19ème siècle pour leur fourrure. Ces espèces sont présentes sur l’ensemble du territoire vendéen et la moyenne départementale de suivi de population avoisine les 16 rongeurs par kilomètre de cours d’eau (source : FDGDON).

Les jussies

Cette espèce aquatique originaire d'Amérique du Nord aux jolies fleurs jaunes est très envahissante. En Vendée, 1 160 kilomètres de voies d’eau et 154 plans d’eau sont confrontés à sa présence en 2016 (source : FD de pêche).

L’égérie dense

Cette espèce originaire d’Amérique du Sud s’est largement répandue à cause de son utilisation en aquariophilie. En Vendée, 70 kilomètres de voies d’eau sont confrontées à sa présence en 2016. (source : FD de pêche).

Chiffres clés

Près de 2 200
plantes sont présentes actuellement en Vendée
Près de 60 %
des plantes protégées de la région se trouvent en Vendée
22
plantes invasives
16
rongeurs par kilomètre de cours d'eau
1 160 km
de voies d'eau confrontées à la présence de jussie
70 km
de voies d'eau confrontées à la présence de l'égérie dense