L'eau potable

Le terme eau potable désigne l’eau distribuée au robinet, que l'on peut boire sans risque pour la santé.

L’eau utilisée pour devenir potable est prélevée en milieu naturel. Elle est ensuite traitée puis distribuée via le réseau public d’eau potable.

Afin de définir précisément une eau potable, des normes ont été établies qui fixent notamment les teneurs limites à ne pas dépasser pour un certain nombre de substances nocives et susceptibles d'être présentes dans l'eau.

54 millions de m3 d’eau prélevés pour l’eau potable annuellement

En Vendée, l’eau potable est prélevée du milieu naturel par :

  •  Pompage en rivières à partir de 10 barrages (dont un complexe de 3 barrages à Mervent) et 1 point de pompage sur la Sèvre (à Saint Laurent-sur-Sèvre),
  •  Pompage en nappes souterraines à partir de 13 forages.

Ainsi, l’alimentation en eau potable est assurée à plus 90 % par des eaux de surface (source : Agence de l’Eau Loire Bretagne)

Par ailleurs, l’eau prélevée en milieu naturel n’est pas directement consommable : elle doit être traitée.

Ainsi, en Vendée, 10 usines et 14 petites stations de traitement de l’eau brute, pouvant aller d’une simple chloration à un affinage très poussé, sont associées aux points de prélèvement.

La distribution assurée par plus de 15 000 km de canalisations

Pour arriver au robinet des usagers, l’eau potable emprunte un circuit de canalisations (ou réseaux) qui la conduit de l’usine de production d’eau potable jusqu’à un stockage (château d’eau par exemple), puis jusqu’aux habitations.

Un maillage de 15 300 km de réseaux conduisent l’eau potable depuis les unités de traitement jusqu’aux robinets des vendéens.

Ces réseaux sont interconnectés entre eux afin d’assurer la sécurité de l’alimentation en eau potable (en cas de casse par exemple) mais aussi pour satisfaire aux pointes de consommation (l’été notamment).

Ces réseaux demandent un entretien courant et présentent un rendement moyen de 88,3%, soit un faible niveau de fuites en comparaison des moyennes nationales.

40 millions de m3 d’eau potable consommés annuellement en Vendée

En Vendée, l’eau potable consommée chaque année représente un volume d’environ 40 millions de m3 d’eau. En moyenne, chaque abonné vendéen consomme près de 100 m3/an. 

La Vendée a la particularité d’augmenter significativement sa consommation d’eau potable durant la saison estivale, notamment de par la présence des touristes et résidents secondaires.

Afin de sécuriser l’alimentation en eau du département pour les générations futures, Vendée Eau met en œuvre un bouquet de solutions :

  • Renouvellement des canalisations afin d’avoir un rendement qualifié de « très bon »
  • Sensibilisation aux économies d’eau auprès de tous types d’usagers (scolaires, bâtiments publics, particuliers…)
  • Transferts d’eau traitée avec la transformation d’anciennes carrières pour le stockage d’eau brute
  • Recyclage d’eaux usées traitées

Grâce à ses actions, le problème des quantités d’eau est « réglé ».

Une eau de bonne qualité

Pour assurer la protection de la population vis-à-vis des risques sanitaires potentiels, la surveillance sanitaire est encadrée par des directives européennes reprises dans le code de la santé publique (décret n°94-841 du 26 septembre 1994).

 La surveillance sanitaire des systèmes de production et de distribution d'eau potable s'exerce à deux niveaux : 

  • une auto-surveillance du distributeur d'eau dans le cadre de sa prestation de service, 
  • un contrôle sanitaire de l'Etat au titre de la sécurité sanitaire des populations, confié aux Agences Régionales de Santé (ARS). 

En 2016, les eaux distribuées dans le département sont de très bonne qualité pour les bactéries et les nitrates et de bonne qualité pour les pesticides.

Qui gère l’eau potable en Vendée ?

La majorité des communautés de communes ont délégué leur compétence eau potable au Syndicat départemental d’alimentation en eau potable nommé Vendée Eau. Ainsi, la production et la distribution d’eau potable est assuré par Vendée Eau à l’exception de trois communes: Saint-Philbert-de-Bouaine, Rocheservière et La Roche-sur-Yon

L’exploitation de la production et de la distribution est confiée à des sociétés fermières : SAUR, VEOLIA, STGS et Nantaise des Eaux

Chiffres clés

13
captages d'eaux souterraines
10
barrages et prélèvements d'eaux superficielles
90%
de l'eau potable provient d'eaux superficielles
10
usines de traitement de l'eau
46 millions de m3
d'eau potable produit en 2016
41,1 millions de m3
d'eau potable consommée en 2016
100,2 m3
de consommation moyenne par abonné en 2016
15 300 km
de réseau d'alimentation en eau potable